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Né le 3 septembre 1875 à Maffersdorf prés de Reichenberg l'actuelle Liberec aujourd'hui en Tchécoslovaquie dans la province de Bohème (tout au nord de l'empire Austro-Hongrois).
Le métier de son père: ferblantier, est probablement à l'origine de sa passion pour la mécanique. Il montre tout d'abord une grande curiosité pour l'électricité dont il équipe la maison familiale. Son père comprend vite que les dons de Ferdinand dépassent largement le cadre de l'entreprise familiale dont il aurait dû en principe prendre la tête, son frère aîné étant mort prématurément. Il part à Vienne, ses résultats scolaires au collège de Reichenberg ne lui permettent pas de s'inscrire à l'université et il doit se contenter d'être auditeur libre. Ce statut ne l'autorise pas à passer les examens. Il trouve un premier emploi à la Vereinigte Elekticität A.G. à l'entretien des machines.
Quelques temps plus tard, Jakob Lohner, un fabriquant de carrosses, désire offrir à sa riche clientèle une moyen de transport digne de son rang. Il pense que l'électricité, plus propre que le pétrole ou la vapeur, est la solution. Il engage Ferdinand PORSCHE qui, pour un coup d'essai, fait un coup de maître. Il loge quatre petits moteurs dans le moyeu des roues, économisant ainsi une lourde transmission. Il fait une démonstration de la Lohner-Porsche lors de l'Exposition universelle de Paris, en 1900, où la voiture était exposée, et obtient un premier prix qui le rend célèbre. Dés son retour, il améliore encore sa voiture et la dote d'un moteur alimentant un générateur qui fournit le courant aux quatre moteurs des roues, rendant sa création autonome. Malheureusement Jakob Lohner est largement satisfait par le succès commercial de sa nouvelle voiture et n'a plus besoin des services de Ferdinand qui quitte l'entreprise en 1906 pour entrer chez Austro-Daimler ou il trouve un poste de directeur technique (il remplace Paul Daimler à ce poste). En fait c'est la branche autrichienne du constructeur allemand Daimler, elle fabrique les fameuses Mercedes. Le premier travail de Ferdinand fut d'améliorer la Maja, le modèle phare de la marque. Il en fait un succès commercial et dès 1908, il crée la 27/80, sa première voiture de compétition. Elle remporte la coupe du Prince Heinrich en 1910. Pendant son service militaire, Porsche servira de chauffeur à l'archiduc Ferdinand, celui-là même dont l'assassinat à Sarajevo allait mettre le feu aux poudres en 1914.
Lors de la Première Guerre mondiale, Ferdinand contribue à l'effort de guerre en mettant notamment au point des tracteurs d'artillerie à propulsion mixte système Lohner. On lui décerne un titre de docteur honoris causa de l'Université de Vienne en 1917 et il prend la direction d'Austro-Daimler en 1918.
Au lendemain du conflit, il se retrouve citoyen d'un pays rétréci et appauvri par la guerre: la Tchécoslovaquie. Mais il a une idée fixe, une petite automobile populaire. Ce technicien ne voit de progrès que dans l'amélioration du rendement des moteurs et non pas dans l'escalade à la cylindrée à laquelle se livrent tous les constructeurs de l'époque. La petite voiture pour le plus grand nombre, n'est pas du goût de l'état-major d'Austro-Daimler attaché à sa clientèle aristocratique. Ferdinand parvient pourtant à trouver un financier en 1921: le comte Sascha Kolowrat, riche producteur de films qui lui commande une sportive d'1 litre de cylindrée. Trois de ces petites voitures, les Sascha, sont engagées à la Targa Florio, en avril 1922. Il tentera de convaincre le conseil d'administration d'Austro-Daimler de fabriquer la petite Sascha en série mais en vain. Mais c'est sans compte sur le caractère de notre homme, il claque la porte et part en Allemagne en 1923.
Il entre au service de Daimler à Stuttgart où il s'attaque aussitôt à la nouvelle 2 litres (moteur 8 cylindres en ligne) à compresseur de la marque. Il en fait une voiture performante qui s'adjugera la Targa Florio l'année suivante, devant les Alfa Roméo et des Fiat disposant de cylindrées nettement supérieures. Après la fusion de Daimler avec Benz, il crée la Mercedes S en 1926. Cette voiture marquera le début d'une fantastique lignée de sportives dont la SSKL de 1931 sera l'apogée. Ferdinand est cependant toujours obsédé par une voiture populaire, il en a assez d'élaborer des voitures destinées aux plus favorisés dans une Allemagne en pleine crise où seulement un allemand sur 200 possède une voiture, (contre un américain sur six aux USA). Devant l'incompréhension et la bêtise de sa direction, il démissionne (une fois de plus) bruyamment en 1929.
Il retourne donc en Autriche, chez Steyr. A peine un an plus tard, le système bancaire autrichien s'effondre et Steyr se retrouve dans le giron d'Austro-Daimler (suite au krack boursier de 1929). Pour notre homme, il n'est pas question de retourner chez Austro-Daimler et le 11 décembre 1930, il fonde son propre bureau d'études dont le nom complet est "Dr. Ing. hcF Porsche GmbH, Konstructionbüro für Motoren-Fahrzeug-Luftfahrzeug und Wasserfahrzeugbau", il s'installera chez lui au 14 de la Kronenstrasse à Stuttgart.
En fait, il affiche ses ambitions: il est prêt à construire tout ce qui se meut sur terre, sur eau et dans les airs. Son premier client est Wanderer, du groupe Auto-Union, pour lequel il développe une berline 5 places: la type 7, elle était équipée d'un 6 cylindres de 1760 cm3 (soupapes en tête, chemise en fonte et carter en aluminium). C'est un succès mais la version 3,2 litres qui devait en découler est annulée. il en profite pour se consacrer à son rêve, la voiture populaire. La réalisation de celui est à portée de main quand en 1932, l'URSS en la personne de Staline, lui propose le poste suprême de responsable de toute l'industrie soviétique avec un chèque en blanc pour ses recherches et le développement de sa voiture populaire. Mais après une tournée de visites des plus importants sites industriels soviétiques, il déclinera la proposition et retournera en Allemagne.
En 1938, il obtiendra un contrat pour construire la voiture du peuple : "la coccinelle". Il se voit donc commander successivement deux voitures aussi extrêmes et aussi décisives pour l'industrie allemande l'une que l'autre, ses deux chefs-d'œuvre, la Volkswagen et l'Auto-Union P-Wagen de Grand Prix à moteur V16. C'est sur ces deux réussites que s'achève la carrière automobile de Ferdinand PORSCHE. L'Auto-Union va dominer de façon insolente le sport international à la fin des années trente, et la Volkswagen, devenue Coccinelle ou encore "Cox", va devenir la voiture la plus produite au monde après la seconde guerre et, accessoirement, va servir de base à la Porsche® 356. Pendant la deuxième guerre, l'usine de Wolfsburg, construite en 1938 pour y fabriquer la Volkswagen est réquisitionnée pour les besoins militaires et fabriquera notamment des poêles pour le front de l'est. Ferdinand Porsche, lui aussi réquisitionné, crée le tank Tiger, le canon automobile Ferdinand et l'énorme Maus, véritable forteresse mobile exigée par Hitler qui s'enlisa sous son propre poids. Après le bombardement de Stuttgart, il se replie au sud de l'Autriche, à Gmünd. Il sera capturé par les alliés. Il n'avait semble-t-il, jamais eu de conscience politique et il s'avéra qu'il ne s'intéressait à rien d'autre qu'à la technique. Plus tard, il est convoqué au quartier général français, de nouveau arrêté avec son fils Ferry et son beau-frère Anton PIËCH. Ferry est presque aussitôt relâché alors que Ferdinand et Anton PIËCH sont eux emprisonnés en France (à Dijon plus exactement). Pendant son séjour forcé en France, Ferdinand PORSCHE fut consulté au sujet de la 4 CV Renault dont le projet était bien avancé: il n'apporta rien de particulier.
Il sera libéré durant l'été 1947 avec Anton PIËCH après versement d'une caution d'un million de francs que Ferry PORSCHE a réunie en vendant les plans d'une voiture de Grand Prix à moteur central à l'Italien Piero Dusio qui venait de créer la marque Cisitalia. Ferdinand Porsche de retour à Gmünd a pu croiser les premières Coccinelles qui commencent à sillonner les routes allemandes. Il ne participera pratiquement pas à l'élaboration de la voiture qui porte son nom et que son fils Ferry vient de créer avec ses anciens collaborateurs: la Porsche 356, une version acier lui sera offerte pour son 75ème anniversaire : le 3 septembre 1950 (cette 356 noire, dite 356 "Ferdinand", est aujourd'hui conservée au musée de la marque à Stuttgart).
Il s'éteint le 30 janvier 1951.
Ferdinand PORSCHE fut et restera certainement l'une des figures les plus importantes de l'industrie automobile Allemande et... internationale
Biographie tiré de flegende.club.fr
Voici le premier prototype de la 901, c'est la remplaçante de la 356. La petite 356 qui est produite depuis 1950 arrive à la fin de sa brillante épopée et, en 1953, les ingénieurs se penchent sur le problème de renouveler la gamme Porsche c'est ainsi que, 10 ans plus tard, en 1963 la type 901 est dévoilée, et la 911 dans tout ça? me diriez vous, et bien on y est presque....







Pour la cloture du salon de genève 2006 voici la GT3 cup dans sa version final.
La nouvelle 911(997) version Carrera S.
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